Atelier d'écriture
TRAVAUX D'ECRITURE - Novembre / Décembre 2007
Découvrez ci-dessous quelques travaux d'écriture de participants à l'atelier d'écriture de Christine Biancarelli.
Ces textes ont été écrit à partir de photos de Salima, étudiante à l'AF et artiste-photographe.
Actuellement en exposition dans la médiathèque - "La Vie" de Salima.
Découvrez ci-dessous quelques travaux d'écriture de participants à l'atelier d'écriture de Christine Biancarelli.
Ces textes ont été écrit à partir de photos de Salima, étudiante à l'AF et artiste-photographe.
Actuellement en exposition dans la médiathèque - "La Vie" de Salima.
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JE SAIS, ET VOUS ?
Quand j’étais enfant,
J’avais le temps de chercher ensuite d’admirer.
Mais je ne connaissais pas
Les fleurs ni les édifices.
Plusieurs années plus tard,
La vie est comme l’eau pure,
Insipide,
Sans couleur ni goût.
Je reviens sur le lieu où j’ai habité.
Je cherche, j’admire encore une fois..
Je m’éveille…
Jadis et aujourd’hui,
Des belles choses sont autour de moi.
A cause de ma négligence,
Je les manque.
Je sais que
Vous êtes occupés,
Vous avez pleins d’ambition.
Toutefois,
Arrêtez, s’il vous plait,
Et tournez votre regard,
Des belles choses sont autour de vous aussi
Au dehors par la fenêtre.
Yaëlle
LE CERCLE DE LA VIE
C’est la vie
Ensablée dans le sable
Revoir le jour – clair, clair, clair
C’est la vie
Laquelle va disparaître enfin
Encore ressuscitée après l’obscurité – miracke, miracle, miracle
C’est la vie
En bonne santé
Répéter s’enrhumer – atchoum, atchoum, atchoum
C’est la vie
Laquelle est comme le cercle
Ensuite tourbillonne – halo, halo, halo
Alain
Soleil brillant ciel pâle herbe drue
Brise rafraîchissante
Père tranquille bras solide allure posée
Taille gigantesque
Fils animé peau délicate pas léger
Taille petite
Le chemin
Les arbres
Sa femme
Sa mère
Chaque jour
Les attend chez eux
Et prépare le dîner
Soleil couché ciel de plomb nuage mouvant
Toit entrevu
Emeline
LE SOLEIL
Le rouge et le jaune hauts – éblouissants, éblouissants, éblouissants
Ils dansent ensemble – gais, gais, gais
Et s’en vouloir se quitter – jamais, jamais, jamais
Ils débordent de vigueur – jeunes, jeunes, jeunes
Comme le cours impétueux du fleuve jaune – fort, fort, fort
Qui court toujours – vite, vite, vite
La nuit noire peut laisser mourir la lumière – terrible, terrible, terrible
Il s’oppose farouchement – résistant, résistant, résistant
Et délivre la malheureuse – joyeux, joyeux, joyeux
Il baigne le paysage – tiède, tiède, tiède
Laisse le cours des ans, le cours de saisons – toujours, toujours, toujours
Il est plein de passion – merveilleux, merveilleux, merveilleux
Carole
UNE VIE OPINIATRE
Quand,
Dans le monde,
Il n’y a pas d’eau,
Quand,
Sur le continent,
Il n’y a pas d’animal qui vit
Quand,
Dans cette campagne,
Il n’y a pas de vie qui va pousser
Cette herbe seule,
Elle est mince et petite,
Mais,
Elle s’oppose au vent fort.
Mais,
Elle n’a pas peur de la pluie cruelle.
Elle pousse dans la neige violente.
Malgré le mauvais temps
Malgré le manque d’eau
Quelle vie opiniâtre !
Michel
Il y a un endroit très éloigné
Qui c’est son pays natal
Il y a un vieil arbre
Près de l’arbre c’est sa maison
Tous les jours
Il chante fort à réveiller le soleil.
Tous les jours
Beaucoup de nuages blancs dansent dans le ciel
Le murmure d’un ruisseau
Il grandit dans le courir sans cesse
Contrat aussi stable que les montagnes et la mer.
Ils s’aiment
Mais le printemps passe en hâte
Elle disparaît dans le vent
Quand le printemps arrive, pourpre foncé et
Rouge vif comme toujours
Pourtant il manque leur sourire
Samuel
L’OISEAU VERT
Je suis un petit oiseau
J’envoie les lettres.
On nous appelle les oiseaux verts
Parce que je vis avec
Ma famille tous les jours.
Je suis un petit oiseau vert,
Je suis né dans un arbre,
Qui est à côté d’une rivière,
J’aime beaucoup les fleurs.
J’habite une montagne.
Je vole vers le ciel.
J’ai beaucoup de frères et sœurs,
Je veux encore sentir la chaleur.
En hiver
La tristesse déborde.
Sans famille, je me suis
Sauvé dans le ciel
Mais je suis seul
Toujours et toujours seul
Mais je suis un petit
Oiseau vert.
Il y a une famille dans
Mon cœur.
BERANGERE
LA PETITE PLANTE
Elle était une petite plante – verte, verte, verte
Elle désirait grandir – vite, vite, vite
Mais, personne ne l’aide – déçue, déçue, déçue
Elle avait beaucoup de courage – forte, forte, forte
Bien qu’il n’y a pas assez d’eau – sec, sec, sec
il n’y a pas assez de lumière du soleil – sombre, sombre, sombre
il n’y a pas beaucoup d’amis – seule, seule, seule
Mais elle avait aussi beaucoup de courage – forte, forte, forte
Parfois il y avait des frustrations dans la vie – difficile, difficile, difficile
Surmonter les frustrations – lent, lent, lent
Mais si vous avez de l’assurance – beaucoup, beaucoup, beaucoup
Vous pouvez gagner la vie – heureux, heureux, heureux
FLORE
CHAQUE MONNAIE A DEUX COTES
Lorsque j’étais enfant, j’ai aimé courir avec mon père dans le soir. Mais maintenant, j’aime observer les autres petits enfants avec mon père qui n’est plus jeune, et j’aime réfléchir calmement dans le soir.
Bien qu’après la lumière du soleil couchant, c’est la nuit, il nous donne une paire d’yeux noirs que nous pouvons utiliser pour chercher la lumière. Quand le père devient vieux graduellement, l’enfant grandit graduellement aussi. Il peut sûrement avoir plus de succès que son père, donc, nos amis, vous pouvez croire qu’il y a un nouveau rayon dans l’obscurité, et une nouvelle brillance dans l’hiver, parce que chaque monnaie a deux côtés.
EMMANUELLE
Stylo à la main, sourire au visage, j’essaye de déchiffrer à travers l’instant de la vie des autres, un code secret caché derrière les photographes. Un code qui pourrait remuer les cordes de mon propre souvenir lointain. On dit qu’après un certain âge, les gens ont tendance à revivre dans le passer. Quel dommage que ma nostalgie arrive si tôt.
L’enfance m’a gravé le souvenir des vacances scolaires infiniment longues et ennuyeuses. Our chasser la solitude, je me contentais d’étudier pendant des heures le mouvement des fourmis en bas de mon logement. C’était la seule créature que je pouvais trouver à part les livres de sciences, le piano, et une ruelle en brique. Je me concentrait sans relâche dans cet univers de silence et cherchais sans fatigue à dévoiler le mystère porté dans le corps de ces petits travailleurs. Ca vous donne peut-être l’image d’une petite fille toute gentille qui chouchoute de petits animaux. Malheureusement, ce n’était pas du tout le cas. Mon intérêt excentrique me conduisait une telle cruauté que j’ai laissé derrière moi des fils de fourmis écrasées, enterrées, noyées… juste par la curiosité ou par innocence, ou par une simple vanité de pouvoir conquérir, de pouvoir contrôler un monde qui est différent du nôtre et qui recevra un grain de maïs comme la grâce de Dieu. Pitié, pour moi ou pour les fourmis ?
Mais les deux garçons de la photo se sentent-ils aussi seuls dans la foule ? Chercheraient-ils la fraternité avec les fourmis ? Une fois levés, auraient-ils un vertige ?
KUAI JIA
Bleu démesuré ciel électrique bleu infini
Regard d’azur
Lignes tracées traces calligraphiées calligraphie épurée
Ecrits bleutés
Regards portés variations réservées voie dégagée
Porte d’azur
Et si sur la clef de sol
Tu te posais
Là où le si
Dort ?
Au regard, l’intensité du son
Qui porte en soi
L’intimité
Calligraphies sonores portée électrique voix goûtée
Traces bleutées
CHRISTINE
Destins croisés. Un lieu unique, étroit, circonscrit. Un espace quotidien, rabâché, usé, si connu que le regard se mortifie, s’ankylose, se fait vue. Un mur qui prive de rétrospection. Mais celle-ci se fait. Dans l’intimité d’un silence, d’un non-dit qui dit tout, dans la complicité d’une amitié qui se passe de mots, de regards, de langage.
ERIC
IMPRESSIONS
Lumières couleurs feu
Dans le vague dans une fumée épaisse
Dans un royaume
Je m’éveille – je m’enfonce – j’y somnole
ESTELLE
NATURE QUI N’EST PLUS
Regard porté sur la nature… oui Na Tu Re
Bonne mère – depuis si longtemps tu nous nourris si bien –
L’Homme est derrière l’appareil ! L’Animal reste dans la
Nature… oui Il semble perdu et n’est plus –
Objectif perdu…
Nature tu nous appelles, tu nous interpelles.
Qui êtes-vous ? Vous qui lisez !
ESTELLE
SOLEIL PHOEBUS
Même toi ! Mon pauvre ami, tu
Te trouves em pri so nné !
[L’Homme s’y essaye ! Lui-même, parfois est emprisonné, sans qu’il le sache.]








